Ulysse l'a conçu, Epéios l'a fabriqué, les guerriers s'y sont cachés et Sinon l'a introduit dans la cité
fortifiée.
Le cheval de Troie est un virus informatique, mais à la base, le nom "cheval de Troie" provient de la légende de
l'Iliade (écrit par Homère) à propos du siège de la ville de Troie par les Grecs et de la ruse imaginée par Ulysse pour y mettre fin.
L'HISTOIRE PLUS EN DETAILS:
Les personnages du récits:
Ulysse: roi d'Ithaque et guerrier grec, à la tête de douze vaisseaux.
Priam: roi de Troie, père de Pâris et d'Hector.
Hélène : femme de Ménélas, roi de Sparte, enlevé par le prince troyen Pâris.
Sinon : espion grec au service d'Ulysse.
Enée : prince troyen, futur fondateur de Rome.
Athéna : déesse de la science et de la sagesse.
Le siège de Troie s'éternise et les dieux qui influent sur les destinées humaines n'ont toujours pas décidé qui doit vaincre,
des Grecs ou des Troyens. Ils doivent pourtant être lassés de compter les morts. Mais comment les grecs pourraient-ils pénétrer dans une ville dont les murailles auraient été érigées par le
dieu Poséidon lui-même?
Ulysse met au point un stratagème
Une fois de plus, Ulysse puise dans son imagination féconde pour apporter une solution aux assaillants de Troie. Il demande
aux plus habilles charpentiers du dieu Héphaïstos de construire, selon les plans d'Epéios, un énorme cheval de bois, entièrement creux, dans les flancs duquel il prendra place en compagnie
de combattants grecs.
Ulysse doit trouver le moyen de d'introduire le cheval dans la cité troyenne : il se déguise en mendiant et réussi
à pénétrer dans Troie, où il recueil des informations très intéressantes. Il y rencontre la belle Hélène, dont l'enlèvement est la cause de la guerre. Hélène le reconnaît, mais elle se garde
de le dénoncer.
Les assaillants de Troie renoncent-ils à leur entreprise ?
Voici que l'armée grecque abandonne le siège et lève les voiles, laissant sur la plage le grand cheval de bois. En fait, les
Grecs ne s'éloignent guère : ils se cachent derrière l'île voisine de Ténédos. Sinon, espion grec demeuré à terre, est bientôt fait prisonnier par des bergers troyens et conduit devant le roi
Priam. Il raconte une histoire selon laquelle il aurait été persécuté par Ulysse et se serait caché pour échapper à la mort. En dépit de ses dires, les Troyens réclament son exécution. Mais Priam
souhaite interroger d'avantage le captif.
Une question brûle les lèvres du roi : que fait donc ce cheval au portes de la ville ? L'explication de Sinon est toute prête
: le cheval a été bâti en hommage à Athéna, pour expier un sacrilège d'Ulysse.
Hélène manque de faire découvrir les guerriers cachés
Sinon fait alors une alléchante promesse au crédule Priam : s'il récupère le cadeau des grecs, fait entrer le cheval dans la
ville et le vénère, il assure d'emblée la suprématie de Troie sur la Grèce entière. La tentation est trop forte pour les Troyens, qui oublient toute prudence.
L'invincible muraille de Troie est en partie abatue, pour laisser entrer l'immense cheval de bois. Hélène, qui a des remords
à laisser la ruse d'Ulysse s'accomplir, s'approche du cheval et appelle les hommes qui sont à l'intérieur en imitant la voix des femmes grecques, en espérant que l'un d'entre eux se trahira. Elle
maquille si bien sa voix que l'un des soldats cachés à l'intérieur est effectivement tout près de tomber dans le piège, mais il ne se trahit pas.
L'armée grecque pille la fière citadelle
Hélène, qui n'a toujours pas choisi son camp, est de nouveau du côté des Grecs. Elle gravit les remparts et agite une torche,
signalant à la flotte grecque qu'il est temps de revenir vers Troie. De son côté, Sinon, libéré par ses geôliers, vient prèvenir les soldats enfermés que l'heure est venue de quitter leur
sombre cachot.
"Le monstrueux cheval debout au milieu de nos murs vomit des hommes armés", raconte le prêtre Othrys à Enée qui, de chez lui,
voit la ville dévorée par les flammes. Les maisons s'effondrent les unes après les autres et le gros de l'armée grecque, revenue par la mer, pénètre à son tour dans la ville pour achever la
besogne de destruction entamée par les occupants du cheval de bois.
La panique se propage dans les foyers de Troie. Les Grecs, qui ont si longtemps attendu ce moment, se précipitent dans les
maisons, massacrent les hommes et les enfants, violent ou enlèvent les femmes. Nul Troyen, ou presque, n'échappe à leur fureur. Le jour se lève sur un spectacle de désolation.
DE LA PART DE LATINETTE
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